samedi 17 septembre 2016

RDC-NORD-KIVU : KIBIRIZI VIBRE LE 21 SEPTEMBRE PROCHAIN AU RYTHME DE LA JOURNEE MONDIALE DE LA PAIX.

Village de KIBIRIZI. Juillet 2016. Le Kyaghanda brûlé lors d'une incursion des bandits armés. 
« Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable. » 

L’activisme des groupes armés rebelles dans le monde, préoccupe les nations-unies. Les attentats terroristes, les kidnappings, les tueries récurrentes…, fragilisent le développement socio-économique des populations. C’est ce qui justifie d’ailleurs le message du secrétaire général des nations-unies à l’occasion de la Journée Internationale de la paix, célébrée chaque 21 Septembre de l’année.
En 2016, l'Assemblée générale des UN a déclaré que cette journée serait consacrée au renforcement de l'idéal de paix, tant au sein des pays et des peuples qu'entre eux. Le thème de cette Journée est le suivant: « Les objectifs de développement durable, composantes de la paix ».

Cette proposition de l’Assemblée Générale des Nations-Unies réjouit des milliers des jeunes au Nord-Kivu en République Démocratiques du Congo. Depuis le début de cette année 2016, leur province est en proie à la recrudescence des conflits dus essentiellement à l’activisme des Groupes Armés. Selon plusieurs sources dans la région, ces groupes armés sont constitués sur base des appartenances ethnico-tribales et dont la plupart des membres sont  majoritairement issus de la jeunesse.

Avec l’objectif de Sensibiliser la jeunesse du Nord-Kivu, spécialement celle des Territoires des Rutshuru et de Lubero à la coexistence pacifique en vue de constituer une jeunesse au service de la Paix et du Développement Communautaire, la Cellule Provinciale d’Appui à la Pacification, CEPAP, avec l’appui de la Monusco Affaires Civiles de Goma proposent de commémorer cette journée en mettant en contribution les jeunes des différents Territoires, essentiellement de Lubero et de Rutshuru, autour des activités de rapprochement, d’Education, de sensibilisation et récréative afin de promouvoir la Paix, la Cohabitation Pacifique et à s’abstenir à s’enrôler aux forces et groupes armés.

KIBIRIZI, Choisi pour la célébration de cette journée.

D’après les organisateurs, le choix de KIBIRIZI (140 Km Nord-Ouest de Goma), est motivé par le fait que cette partie de la Province devient de plus à plus un terrain de manifestation des contentieux tribaux. Le séjour des jeunes dans cette zone donnerait un espoir pour le retour des déplacés et un début de coopération entre différentes tributs. Plus de 100 jeunes issus des différentes communautés à savoir, Hunde, Nande, Tutsi, Hutu, Twa… vont participer.

Pendant deux jours, du 20 au 21 Septembre, ces jeunes vont réfléchir au tour d’un thème à savoir : « la jeunesse et le défis de la consolidation de la paix et du développement dans un contexte de conflits et post conflit ».

Lire aussi: 
  1. RDC-NORD-KIVU : LES MASSACRES DE BENI DÉFIS CLAIRE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE. LE SAINT-SIÈGE SORT DE SON SILENCE.
  1. RDC-SECURITE LUBERO-Nord-Kivu : 1 Mort et 56 maisons incendiées dans le Village de Kyuto par les présumés rebelles Maïmaï.







RDC : L’Ong Amnisty International dénonce "la campagne de harcèlement et d’intimidation" menée par les autorités Congolaises à l’endroit des dissidents au régime de Joseph KABILA.

Les jeunes de la LUCHA en pleine Manifestation en Août dernier. Ph Lucha RDC
C’est dans son rapport publié le 14 Septembre dernier, que cette organisation internationale des défenses des droits humains titre ‘‘DÉMANTÈLEMENT DE LA DISSIDENCE’’. Cette organisation fait allusion dans ce rapport aux violations des droits à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique commises, d’après ce même rapport, par le gouvernement de la RDC et les retombés de ces dernières. Elle montre comment les institutions publiques, notamment le ministère de la Communication, les administrations provinciales et municipales et les organes de sécurité, empêchent les voix dissidentes de s'organiser et de s'exprimer sur les élections et sur la limitation du nombre de mandat.  

La liberté d’expression est mise à cause

Dans ce rapport , la directrice adjointe pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et les Grands Lacs à Amnesty International met sur table la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique en RDC. Sarah Jackson parle notamment des personnalités politiques de l’opposition et des militants en faveur de la démocratie qui sont menacés pour avoir dénoncés les violations des droits humains au pays. Mais également de l’expulsion des chercheurs étrangers de défense des droits humains.
Le 9 Août dernier, Ida La chercheuse de Human RightsWatch a quitté le pays, la direction Générale de Migration, DGM a annulé son deuxième visa d’établissement pour "chevauchement" peu avant l’expiration du premier. La DGM n’a pas donné des éclaircissements au sujet de cette annulation. Elle a dit dans un communiqué rendu public un jour après que "la DGM n’est pas obligée de justifier le refus d’octroi du visa à un requérant''. L’agence chargée des questions de migration en RDC avait fait savoir qu’Ida Sawyer était détentrice de deux visas d’établissement en cours de validité. "Ce qui est contraire à la loi", de cette direction, stipulait ce communiqué.

A part Ida Sawyer, on note également l’expulsion de Scott Campbell en Octobre 2014, que le gouvernement congolais avait demandé  déclaré « persona non grata », mais également des plusieurs manifestations de l’opposition et des mouvements Citoyens comme « Lucha etc » étouffées par les forces de l’ordre.

Ida Sawyer. Ph: HRW










Les Jeunes de la Lucha en Manifestation. Ph: Lucha RDC











Scott Campbelle. Ph: Radio Okapi











Des comportements que déplore Sarah Jackson, directrice adjointe pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et les Grands Lacs à Amnesty International. Elle dit, je cite :
"La campagne de harcèlement et d’intimidation des dissidents va à l’encontre de la Constitution, ainsi que des engagements internationaux de la RDC qui consistent à respecter, protéger et concrétiser les droits aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique."
Ce rapport parle également de certains responsables politiques qui ont quitté la coalition Majoritaire à la suite du désaccord lié au nombre maximal de mandats de Joseph KABILA, objet aujourd’hui de la campagne d’ harcèlement et d’intimidation, d’après le rapport.

Sarah Jackson pense que, priver les personnes du droit à la liberté d’expression pourrait engendrer des violences alors que le climat politique est déjà tendu au pays. Elle appelle "la communauté internationale, notamment les partenaires régionaux de la RDC, d’encourager les autorités à mettre fin rapidement à la vague de répression, et  à libérer sans condition tous les prisonniers politiques, afin d’abandonner les charges pesant sur eux."

Se confiant à l’Agence France Presse AFP, le porte-parole du Gouvernement Congolais se dit être surpris par le contenu du rapport de l’Ong Amnesty Internationale. Selon Lambert Mende, "Il y a des gens qui veulent continuer à surfer sur une mauvaise image, surfaite, de notre pays en matière de droits de l'homme, alors que le monde entier assiste au contraire de ce qu'ils écrivent".
Lambert Mende fait allusion à la ressente opération des libérations de prisonniers politiques. 

Lire aussi: 
  1. RDC. Report des élections et répression brutale de l’opposition

mercredi 14 septembre 2016

RDC-DIALOGUE : LES ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES DOIVENT ETRE COUPLÉES AUX PROVINCIALES, PROPOSENT CERTAINS DÉPUTES NATIONAUX.

Cité de l'Union Africaine à Kinshasa. Journaliste envoyée Spéciale de Pole FM Goma. Ph: Rozenn Kalafulo
Le débat est toujours houleux à la cité de l’Union Africaine à Kinshasa autour de la tenue des élections cette année en République Démocratique du Congo. Les participants à ces assises n’ont toujours pars réglé leurs divergences sur la question de la tenue des élections présidentielles. Les opposants qui ont suspendus leurs participations exigent que les élections présidentielles soient tenues avant toute autres élections. Avis non partagé par la majorité qui estime que la Ceni (Commission électorale nationales indépendantes) doit commencer plutôt par les élections locales pour en fin finir par la Présidentielle. Depuis hier, ces deux protagonistes restent clouer sur leurs positionnements. Ce qui handicape les travaux et le chronogramme du facilitateur Edem Kodjo.



Pendant que le débat tourne encore sur la tenue des élections Présidentielles et locales, un autre groupe des députes veulent brandir pendant le dialogue la thèse selon laquelle, les élections Présidentielles doivent être couplées aux élections provinciales. Ces derniers soutiennent cette thèse par le fait que, les députés provinciaux, les sénateurs et les gouverneurs de province ont largement dépassé leurs mandats. Ces derniers sont en fonctions depuis 2006. 

RDC-WALIKALE : L’année scolaire 2016-2017 n’a toujours pas démarré à Buleusa dans le groupement Ikobo au Nord-Kivu.

Malgré l’accalmie qui s’observe dans plusieurs villages du groupement IKOBO en territoire de Walikale au Nord-Kivu, les bleus et blancs n’ont pas toujours regagné le chemin de l’école depuis le 5 Septembre dernier.

C’est par exemple à BULEUSA, Chef-lieu du groupement IKOBO, où les élèves et écoliers restent toujours dans leurs villages d’exile. Ils ont fui les affrontements menés par les forces armées de la RDC (FARDC) contre les rebelles Mayimayi MAZEMBE dans cette zone.

Depuis mi-août dernier, l’armée régulière mène des offensifs militaires contre les mayimayi dans le groupement IKOBO. C’est dans le cadre des opérations SOKOLA 2 lancées par le gouvernement congolais à l’endroit des groupes armés nationaux et étrangers, actifs dans les territoires de Rutshuru, Walikale, Nyiragongo et Masisi.  

Les derniers affrontements à Buleusa, d’après la société civile du groupement IKOBO ont jeté une fois de plus la population de ce groupement sur la voie de l’exile, dont les élèves et écoliers. Même si une rentrée scolaire timide s’observe dans les villages environnants BULEUSA, tel que BUSHALINGWA, RUSAMAMBU, BUKUMBIRWA, KYAMBALA et KATEKU depuis lundi 12 Septembre dernier, les responsables scolaires s’inquiètent de l’effectif. D’après eux, le taux des élèves inscrit cette année a sensiblement diminué. Ils pensent que, les parents ont choisi de faire inscrire leurs enfants dans des zones estimées être fortement sécurisée.

IDEM POUR L’ANNEE SCOLAIRE 2015-2016.

Un Village Incendié par les MayiMayi au Nord-Est de Walikale/Lubero Sud
Cette même inquiétude était observée en début de l’année scolaire 2015-2016. Les élèves et écoliers de plusieurs villages des groupements IKOBO et KISIMBA avaient débuté encore l’année scolaire dans une timidité totale, suite aux affrontements de Novembre et Décembre 2015 entre les mayimayi et les FDLR, débutés dans la zone de KATUNDULA au sud du territoire de Lubero. L’arrivée des forces armées de la RDC à BULEUSA en Avril 2016, avait permis aux élèves et écoliers de poursuivre l’année scolaire. Rappelons que 5 villages avaient été incendiés pendant les affrontements de 2015 dont certaines écoles de BULEUSA, RUSAMAMBU, BUKUMBIRWA et KATEKU.


mardi 30 août 2016

RDC-NORD-KIVU : LES MASSACRES DE BENI DÉFIS CLAIRE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE. LE SAINT-SIÈGE SORT DE SON SILENCE.

La persistance de l’insécurité dans le Nord de la province du Nord-Kivu (RDC) suscite plusieurs réactions de l'opinion nationale et internationale. Après que, les organisations des défenses des droits humains comme CEPADHO, CIDDHOPE et CRDH aient dénonce l’inefficacité du gouvernement pour arrêter les tueries à Beni-ville et territoire, le Saint-Siège sort de son silence. 
Monseigneur LUIS MARYANO MONTEMAYOR à l'aéroport de MAVIVI (Beni),
Photo: Radio Moto : Août 2016
Après-être rendu à Rwangoma le lundi dernier, un quartier de la commune de BEU à Beni, où les récents carnages ont été enregistrés, le représentant du Pape François 1er a tenu un point de presse ce Mardi 30 Août à Beni-ville. Face à Face avec les chevaliers de la plume et du micro, Monseigneur LUIS MARYANO MONTEMAYOR a considéré les tueries perpétrées dans ce quartier la nuit du 14 au 15 Août 2016 d’un « défis claire au Président de la République ».

"Ce qui s’est passé à Rwangoma, c’est un défis direct au Président de la République. Il venait de vous promettre qu’il vous apporte la paix, quatre jours après, 50 morts. C’est clairement un défis".

Il ajoute que le pape ne cesse d’interpeller la communauté internationale pour la question des Grands-Lacs dont la solution tarde à venir. Monseigneur LUIS MARYANO MONTEMAYOR rassure que le Vatican va faire quelque chose pour contribuer au rétablissement de la paix, une inquiétude inévitable.

"C’est depuis une année que le pape parle systématique de la région des Grand-Lacs. On fera quelque chose à New-York. Nous ne sommes pas membre du Conseil de Sécurité, mais comme ils ont la tendance à dormir un tout petit-peu, on va le réveiller. Nous sommes les observateurs, et on a les droits d’interpeller le conseil de sécurité".
 
Il a afin exhorté la population « à n’est pas répondre avec violence contre la violence ». Mais plutôt à continuer à faire le bien « par tous et pour tous ». Grâce à cette dignité, l’insécurité va prendre sa chute dans la région, a conclu Monseigneur LUIS MARYANO MONTEMAYOR 

ATTENTION DU SAINT-SIEGE
Photo du Vatican, le Saint-Siège. www.dinosoria.com
ATTENTION DU SAINT-SIÈGE

Depuis quelques mois, le Saint-Siège de l’église catholique suit de près l’évolution de la situation sécuritaire au Nord-Kivu(RDC). C’est notamment les massacres qui prévaut dans la partie Nord de la province, précisément en Ville et territoire de Beni. La société civile de la région parle de plus de 1 000 personnes tuées dans l’espace de 24 mois.
L’arrivée du Nonce apostolique à Beni vient davantage confirmer l’inquiétude du Vatican sur la persistance de l’insécurité dans cette zone. Selon les sources officielles, Monseigneur LUIS MARYANO MONTEMAYOR est allé, lui-même, s’imprégner de la situation et recueillir les doléances de la population locales. Se confiant à la presse, ce serviteur de Dieu a fait savoir que « le Pape François a ce dernier temps une attention focalisée sur Beni-ville et territoire». « Le Saint-Père (Le Pape) reste consterné par les actes de massacres contre les civils dans le territoire de Beni », ajoute-t-il.
Profitant de cette occasion, le noce apostolique a interpellé la conscience de tous les chrétiens catholiques à persévérer toujours dans la prière pour que la paix revienne dans la région. « Ensemble, il y a la détermination de faire mieux » a dit le noce. Ceci en appelant les services de sécurité dont les FARDC et la MONUSCO à jouer bien leur rôle de protection des civils. 
LE NOCE SUR LE LIEU DU CARNAGE
Monseigneur LUIS MARYANO MONTEMAYOR à Rwangoma (Beni),
touchant une maison abandonnée. Photo: Jonas KASEREKA, Août 2016
C’est à 13 heures 20 minutes que le noce apostolique, Monseigneur LUIS MARYANO MONTEMAYOR a foulé le sol de la ville de Beni. Aussitôt arrivé, le représentant du saint siège est accueilli  à l’aéroport de MAVIVI par Monseigneur l’Evêque du diocèse de Butembo-Beni, les autorités administratives et les membres du comité local de sécurité.  Directement, le représentant du pape en RDC a pris la route de RWANGOMA, un quartier de la commune de BEU(Beni) où se déroulé le dernier carnage. Un quartier presque désert, les habitants ont vidé le coin, craignant l’attaque des présumés ADF.

Sur place, le noce apostolique a prié pour « le repos des âmes des massacres ». Quelques paysans rencontrés le long de la route demandaient au représentant de l’église catholique en RDC de prier pour eux, afin que « la paix revienne en ville et territoire de Beni ». 

OBSERVATION DU NOCE APOSTOLIQUE
« La population se sent abandonné » a observé le noce en mettant en cause la question de la protection des civils. Pour lui « le premier mandat de la Monusco ne peut pas être sacrifié pour des autres mandat ». Il faut relever le défis en mettant en place les mécanismes durable de protection des civils afin « qu’ils ne se sentent pas abandonner », ajoute-t-il. Quant à l’identification des auteurs des massacres dans cette région, Monseigneur  LUIS MARYANO MONTEMAYOR dit, je cite : 
"On ne connait rien exactement de qui ont fait ces massacres. C’est facile de dire que c’est les ADF, mais on ne pas sûrs exactement de ce qu’il veut". Fin de citation.
INQUIÉTUDE DU PAPE François 1er

En Mi-août dernier, Le pape François a dénoncé “un silence honteux” de la communauté internationale face aux massacres de populations civiles au Nord-Kivu. 


Sa déclaration est intervenue à la suite du deuil national décrété par le Gouvernement de la RDC, après qu’une cinquantaine de civils ait été massacré la nuit du 13 au 14 Août 2016 à Rwangoma. Les ADF seraient les auteurs de ces tueries, d’après les sources officielles.  

C’était à la fin de la prière de l’Angélus (16 Août), lundi de l’Assomption,  que le pape se confié à l’intercession de Marie, Reine de la Paix, “toutes les angoisses et les douleurs des populations, qui en de nombreux endroits du monde, sont victimes innocentes de conflits persistants”. Il a particulièrement évoqué la région du Nord-Kivu, victime des atrocités perpétrées par les rebelles.
Dans sa prière, le pape a déplore le fait que les tueries se poursuivent “dans un silence honteux’’. ‘‘Ces populations font partie de celles qui n’ont pas les moyens d’attirer l’attention de l’opinion publique mondiale”, a-t-il encore regretté. Il a en suite prié pour que “Marie obtienne pour tous des sentiments de compassion, de compréhension et de concorde”.

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dimanche 28 août 2016

Kivu Amkeni: RDC-SECURITE LUBERO-Nord-Kivu : 1 Mort et 56 maiso...

Kivu Amkeni: RDC-SECURITE LUBERO-Nord-Kivu : 1 Mort et 56 maiso...: L’activisme des groupes armés dans le territoire de Lubero à l’Est de la République Démocratique du Congo au Nord-Kivu perturbe le développ...

RDC-SECURITE LUBERO-Nord-Kivu : 1 Mort et 56 maisons incendiées dans le Village de Kyuto par les présumés rebelles Maïmaï.

L’activisme des groupes armés dans le territoire de Lubero à l’Est de la République Démocratique du Congo au Nord-Kivu perturbe le développement socio-économique des habitants.

Un Village Incendié à Lubero par les groupes armés. 2015 Photo  de Mustapha Kemal Mulopwe

« Dans les villages de l’Est du Congo-Kinshasa, les villageois n’ont pas le temps de pleurer leurs morts. Ils doivent vider les villages, car des nouvelles attaques ont été annoncées par des groupes armés. Une situation qui est devenue presque acceptable par les autorités du pays ». C’est à ce mot qu’un notable du territoire de Lubero (Nord-Kivu) a condamné la persistance de l’insécurité dans la région.

les villages environnants Luofu dans le Lubero. Ici les groupes armes font la loi. 2015 Photo Kemal Mustapha
Nouvelle Incursion
Ce Dimanche, 28 Août 2016, un autre appel de détresse du peuple abandonné et massacre cruellement dans la province du Nord-Kivu a été entendu à KYUTO. Ce village est situé à plus de 180Km au Nord-Ouest de Goma, dans la chefferie de BATANGI en territoire de Lubero.

D’après plusieurs sources locales, les présumés Maïmaï dénommé Mazembe(ex-UPDI) ont attaqué ce village aux environs de 4 heures 30. Alerté par les crépitements des coups de feu, les habitants ont pris des voies dispersées. Certains se sont retirés dans la brousse et d’autres dans les villages environnants, renseignent ces sources. Selon elles, les présumés rebelles mayimayi n’ont pas tardé a incendié le village.  « Des écoles, des églises, et des maisons d’habitations », toutes parties en fumée. La société civile de Luofu parle « d’environ 56 maisons brûlées mais également d’une femme tuée lors de cette incursion ». 

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